cd review in jazz'mo

2018-12-17T14:45:00+01:00

Eerste gewaarwording: alles beweegt, alles verschuift. Waar maat en ritme of melodie meestal houvast bieden, veroorzaken ze nu een wankeling. Tweede gewaarwording: hou op met tasten naar wat zekerheid zou kunnen bieden en ineens wordt helder hoe aangenaam dit duizelen is, hoe spannend dit loslaten. Met Songbook Of Changes voegen de 6 mannen van Octurn weer een prachtalbum toe aan hun palmares. Een plaat vol puntje-van-je-stoelmuziek, dromerig en duister, maar ook scherp. Vol intelligent bedachte en eloquent uitgevoerde patronen en structuurverkenningen. Zachtmoedig en melancholiek. Alleen al de tegen elkaar opspringende, van elkaar afketsende, maar elkaar toch telkens weer opzoekende toetsakkoorden en -noten van Jozef Dumoulin en Fabian Fiorine zijn sensationeel. Met de talrijke verschuivingen in ritme en harmonie is de muziek verwant aan wat iemand als Steve Lehman vanuit New York probeert te bewerkstelligen, maar spontaner, minder cerebraal, meer geneigd het toeval haar werk te laten doen. En natuurlijk is er de troef Magic Malik met zijn stem als een sirene.Mischa Andriessen


cd review in 'citizen jazz'

2018-09-29T13:38:00+02:00

Vingt ans d’existence pour le collectif Octurn articulé autour de la personnalité du saxophoniste baryton Bo van der Werf. Donnant suite à Tantric CollegeOcturn & The Tibetan Monks of Gyuto en 2016, qui était enregistré dans le monastère de Gyuto avec des moines bouddhistes, Songbook of Changes continue de fouiller les territoires de prédilection de cette formation belge qui a su créer une identité propre. A partir de configurations musicales privilégiant l’improvisation à l’intérieur de compositions souples mais précises, les musiciens déroulent des atmosphères nébuleuses où l’instabilité est un parti pris fort.S’appuyant sur des combinaisons de jeu issues des philosophies orientales et qui donnent la sensation que des phrases jaillissent à tous les instants de chaque instrument, la nouveauté de ce disque, qui s’inspire notamment du livre des transformations (Yi Jing), tient dans le souffle nouveau de la section rythmique - comparé aux anciens répertoires. Le groove puissant et hypermoderne de Jean-Luc Lehr (basse électrique) et Chander Sardjoe (batterie) a cédé sa place à un jeu plus nuancé et discontinu entretenu par les baguettes de Dré Pallemaerts (déjà présent sur le précédent disque) et la contrebasse de Clemens van der Feen.Sans verser dans le mainstream pour autant, on découvre alors une souplesse gracile, moins obsédante, qui évoque les placements d’un jazz plus traditionnel où les individualités sont valorisées. Tout cela est à prendre avec beaucoup de nuances : les ambiances irréelles restent de mise et les motifs décalés aux structurations algébriques permettent une vaste déclinaison des possibles. Les climats suspendus comme les parties plus nerveuses sont bien signées Octurn et les figures de danse que ne cessent d’entrecroiser les corps musicaux de Magic MalikJozef Dumoulin ou Fabian Fiorini , raviront celles et ceux qui sont impatients d’entendre comment une pensée complexe peut prendre une forme à la fois spirituelle et incarnée.par Nicolas Dourlhès // Publié le 23 septembre 2018


cd review in 'jazz magazine' february 18

2018-05-12T14:58:00+02:00


Après avoir connu de multiples incarnations en vingt ans d’existence, le collectif s’est resserré autour d’un quartette à deux claviers : un complice de longue date en la personne de Magic malik, et un nouveau venu dans leur univers, le
contrebassiste néerlandais Clemens Van der feen. Librement inspiré ( bien malin qui l’aurait deviné! ) par l’un des textes fondateurs de la civilisation
chinoise, le Livre des transformations, ce ‘songbook of changes’ développe une
musique aux contours mouvants et aux ressorts mystérieux, où textures acoustiques et électroniques tiennent une part égale. Jouant d’une tension subtile entre immobilité et motricité, aléatoire et préméditation, le sextette nous entraîne sur un chemin parfois déroutant mais toujours stimulant, manière de parcoursinitiatique dont il ne faut attendre d’autre illumination que la contemplation de son objet même. ( Pascal Rozat in Jazz Magazine,  février 2018 )